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Parrainage d'écoliers

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jeudi, janvier 1 2009

Parrainage d'écoliers


Le parrainage d’écoliers


L’AKGN est heureuse de pouvoir proposer un parrainage d’écoliers guinéens. Il ne s’agit pas d’enfants sans famille, mais d’enfants dont la famille est trop pauvre pour payer l’école.
En Guinée, les écoles qu’elles soient publiques ou privées ne sont pas gratuites. Et la somme exigée, qui peut sembler minime selon nos critères, n’est cependant pas abordable en situation de survie.
Le geste que nous vous demandons de faire est considérable pour l’avenir des jeunes. Un tiers des enfants ne fréquente pas l’école primaire dans le pays et les filles sont les premières victimes de ces carences.
Voici le témoignage du Père HAAS, ancien missionnaire spiritain à Dalaba et resté en contact avec le Centre.
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Vers un parrainage de scolarisation d'enfants pauvres.

1. Contexte éducatif en Guinée et à Dalaba

La ville de Dalaba se situe en République de Guinée à 325 kilomètres au nord-est de la capitale, Conakry, dans le Fouta Djalon. La population est d'environ 20.000 habitants.
Le système éducatif de la Guinée est très déficient.
Région de Dalaba

2. Place du Centre Notre Dame de Guinée dans cet espace éducatif.

Le Centre Notre Dame de Guinée appelé également la Mission catholique de Dalaba, pour remédier à cette carence éducative, a ouvert en 1982 une école maternelle pour accueillir des enfants de 3 à 6 ans, car l'éducation commence dès cet âge. Ce jardin d'enfants, ainsi appelé en Guinée, a été le premier à Dalaba, avant lui aucun n'avait existé.
Depuis cette date, les parents d'élèves, très satisfaits de l'éducation et de l'instruction donnée dans ce jardin d'enfants (les enfants sortis de ce jardin d'enfants étaient les premiers de classe dans le primaire) nous ont demandé d'ouvrir une école primaire pour un enseignement de qualité.
Nous accueillons dans le jardin d'enfants et dans le primaire, grâce à quelques dons d'amis, des enfants pauvres dont les parents ne peuvent pas payer la scolarité afin que notre complexe scolaire puisse favoriser des enfants de familles très pauvres.
En effet, vu le contexte économique en Guinée, tributaire du contexte économique mondial où les denrées alimentaires deviennent de plus en plus chères, le premier souci des familles est de trouver de quoi subvenir aux besoins alimentaires des enfants; ce qui interdit à certaines familles, par manque de moyens, d'envoyer leurs enfants à l'école.
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3. Parrainage d'enfants pauvres.

Les explications ci-dessus montrent combien un parrainage d'enfants pauvres pourrait aider des familles de Dalaba; notre école est très cotée : il y a 80 enfants dans le jardin d'enfants et les trois classes du primaire ont chacune trente élèves. Nous avons dû refuser du monde car nous ne voulons pas dépasser le nombre de trente élèves par classe. Un nombre trop élevé ne permet pas de suivre chacun. En Guinée, les classes comptent couramment cinquante élèves et plus!
Parrainer un enfant pauvre qui entre dans la première classe du primaire, c'est s'engager dans l’idéal, à le parrainer d'année en année jusqu'à la fin de la scolarité élémentaire, car les conditions économiques de sa famille, sauf miracle, ne vont pas changer.

Que coûterait le parrainage d'un enfant pour une année scolaire ? Les frais d'inscription, le prix du goûter et la scolarité proprement dite reviennent à 230.000 francs guinéens, ce qui équivaut, au taux actuel mais toujours changeant du franc guinéen par rapport à l'euro, à 33 euros.

Logo AKGN

Voici l’organisation que l’AKGN met en place :

Un mot d’abord sur le prix du parrainage.
Il a été calculé au plus juste par la responsable sur place.
Un reçu fiscal est délivré au donateur qui peut obtenir un crédit d’impôt dont voici un tableau indicatif
Tableau prix réél

L’inscription des enfants.

Les enfants bénéficiaires d’un parrainage sont repérés par l’équipe pédagogique qui connaît la situation des familles et peut agir avec tact et discrétion. Sœur Célestine Tchidimbo a travaillé plusieurs années à la promotion des femmes de Dalaba. Elle est au plus près des réalités. Chrétienne dans un milieu très majoritairement musulman, « soussou » c’est-à-dire originaire de la Guinée maritime vivant parmi les peuhls du Fouta Djalon, elle est respectée comme une femme du pays à l’abri des pressions et indépendante.

Le lien entre les parrains, marraines et les écoliers.

D’abord, voici ce qu’il n’est pas possible de faire, c’est écrire ou téléphoner avec les jeunes. La communication avec la Guinée est difficile. Le service postal en dehors de la capitale fonctionne mal. Internet souvent en panne, téléphone incertain et les interlocuteurs peu disponibles car il faut connaître leurs horaires. C’est l’AKGN qui assurera l’intermédiaire .

Ensuite, ce qui n’est pas souhaitable : on ne marque pas les fêtes ou les anniversaires, les cadeaux ou les mesures particulières créent des envieux et gênent l’intégration des enfants qui n’ont qu’un souci celui d’être comme les autres, pas plus. Le cadeau, c’est l’instruction qui leur est offerte, c’est le seul cadeau mais il est très important.

Ce qui est prévu : un compte rendu au moins annuel sur la vie collective de l’école, les événements, les réussites, les problèmes rencontrés et leurs solutions. Textes et photos de classes.
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Ce que nous souhaitons : la sœur Célestine vient en France chaque deux ans, elle passe à Paris, dans la région d’Angers et à Nancy. Nous serions heureux d’inviter les parrains, marraines à la rencontrer.

Enfin, pour avoir une photo de l’enfant parrainé, son nom, prénom, l’âge, quelques mots sur sa vie, il faudra attendre que la liaison internet le permette, l’Afrique nous enseigne la patience. (Nous travaillons avec un pays très pauvre, sinon, on n’aurait pas besoin de nous).

Faîtes-nous part de vos remarques, donnez-nous vos idées, et merci d’avance.

akgn@akgn.org

AKGN 40 avenue de Boufflers 54 000 Nancy

Quelques informations supplémentaires


L’AKGN et les religions.

L’AKGN n’est pas une association confessionnelle (ou politique) Elle est ouverte à toute personne désirant aider la Guinée dans les domaines de la santé, la gestion de l’eau, l’agriculture et l’éducation.
Nous avons des partenaires africains et européens (et même américains) en Guinée comme en France sans considération de pratique religieuse mais avec le plus grand respect des convictions de chacun.

Notre Dame de Guinée.

L’ordre religieux catholique dont fait partie sœur Célestine est l’ordre de Notre Dame de Guinée, fondé en 1929 par Mgr Lerouge archevêque de Conakry à l’époque, pour promouvoir « l’éducation des femmes en Guinée »
Sœur Célestine est également la nièce de Mgr Tchidimbo qui a passé 9 années en prison sous la dictature de Sékou Touré.


Animatrice, gestionnaire.

Sœur Célestine a travaillé auprès de plusieurs missionnaires catholiques dans le Centre de récollection des prêtres et des couples engagés dans l’Eglise, elle assurait la fonction d’intendante. En même temps, elle a ouvert un jardin d’enfants qui s’est complété récemment par une école primaire qu’elle dirige et où elle enseigne. Elle a animé un atelier couture et dirigé le centre social de promotion des femmes. Elle s’occupe de jardinage et d’élevage.
C’est encore elle qui gère les fonds de l’AKGN concernant les salaires versés au médecin, au personnel de santé de Kankalabé. Elle est aussi notre intermédiaire pour tenir les fonds destinés aux micro-crédits.
Auprès de la communauté catholique, elle participe à l’instruction religieuse, et fabrique des hosties pour la célébration des messes.
Nous admirons son énergie, l’étendue de ses compétences et ses qualités d’organisatrice et d’animatrice. Elle sait entraîner derrière elle toute une équipe.

Faîtes nous part de vos remarques, donnez-nous vos idées, et merci d’avance.

akgn@akgn.org
AKGN 40 avenue de Boufflers 54 000 Nancy

mercredi, décembre 31 2008

Autres informations par le père Haas

Le système éducatif de Guinée

Le système éducatif de Guinée est très déficient; lors de la Présidence de Sékou Touré (1958-1984) l'enseignement primaire se faisait dans les principales langues nationales; le secondaire se faisait en français; ce qui explique que le français, pourtant langue nationale, est mal connu par tous ceux qui ont fait le primaire dans les langues nationales. Depuis 1984, sous la présidence de Lansana Conté, le primaire se fait en français. Mais l'enseignement est toujours très déficient.

Les écoles à Dalaba

La ville de Dalaba, selon les informations que nous avons reçues de la D.P.E. de Dalaba (Direction départementale de l'éducation) compte 28 écoles primaires avec 4618 enfants dont 2113 filles. Un collège d'enseignement secondaire avec 1586 élèves dont 638 filles et un lycée avec 519 élèves dont 144 filles. Ces statistiques révèlent deux choses : la diminution progressive des filles le long de la filière éducative, et le nombre restreint des élèves qui terminent les études secondaires.

La construction d’une école primaire

Il y a trois ans, nous avons eu des dons de bienfaiteurs qui nous ont permis d'ouvrir une école primaire . La première salle de classe du primaire s'est ouverte à la rentrée scolaire 2006-2007. La deuxième salle de classe a été construite en juin 2007; elle est fonctionnelle durant l'année scolaire 2007-2008. Dès que l'on commence une école privée, il faut continuer tout le cycle primaire car les enfants qui ont commencé dans une école privée ne peuvent plus retourner dans une école publique. L'Enfance missionnaire d'Allemagne a subventionné deux autres salles de classe. Nous avons pu obtenir d'un organisme hollandais une nouvelle subvention qui nous a permis la construction des deux dernières salles de classes.

Equipement informatique

Nous avons obtenu gratuitement 5 ordinateurs portables d'occasion mais de bonne qualité. Ces ordinateurs se trouvent à Dalaba depuis quelques semaines. C'est un « plus » pour cette école que d'initier les jeunes scolaires à l'informatique. La Sœur Célestine, directrice de l'école, maîtrise Word et Excel. Nous avons pu obtenir du Centre spiritain de Bruxelles une subvention de 5.200 Euros pour installer le courant solaire dans cette école, ce qui permettra de faire fonctionner tout au long de l'années scolaire ces ordinateurs car le courant de la ville ne fonctionne pas toute l'année et la plupart du temps uniquement la nuit.