L’AKGN est heureuse de mener depuis plusieurs années un parrainage d’écoliers guinéens. Il ne s’agit pas d’enfants sans famille, mais d’enfants dont la famille souvent incomplète est trop pauvre pour payer l’école. En Guinée, les écoles qu’elles soient publiques ou privées ne sont pas gratuites. Et la somme exigée, qui peut sembler minime selon nos critères, n’est cependant pas abordable en situation de survie. Le parrainage est un geste considérable pour l’avenir des jeunes. L’école avec laquelle nous correspondons est située à Dalaba, là où nous avions l’habitude de faire escale sur notre route vers Kankalabé. Le groupe scolaire s’appelle « Groupe scolaire Saint Michel de Dalaba ». Il dépend du Centre Notre Dame de Guinée où la sœur Célestine Tchidimbo a d’abord ouvert le premier jardin d’enfants de la ville. Puis à la demande des parents très satisfaits de l’éducation et de l’instruction données, l’école primaire s’est ajoutée, classe par classe avec des effectifs volontairement réduits pour assurer la qualité de la prise en charge. Quand les élèves les plus anciens ont passé avec un franc succès l’examen de fin d’école primaire, il a fallu, sous la pression des familles et des autorités locales, se lancer dans l’ouverture d’un Collège. La Sœur a toujours à cœur d’accueillir des écoliers très pauvres et nous nous efforçons de participer à son action par le parrainage. Elle souligne bien le fait que son école est ouverte à toutes les confessions religieuses.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA


Vers un parrainage de scolarisation d'enfants pauvres.

Contexte éducatif en Guinée et à Dalaba

La ville de Dalaba se situe en République de Guinée à 325 kilomètres au nord-est de la capitale, Conakry, dans le Fouta Djalon. La population est d'environ 20.000 habitants.
Le système éducatif de la Guinée est très déficient.

Place du Centre Notre Dame de Guinée dans cet espace éducatif.

Le Centre Notre Dame de Guinée appelé également la Mission catholique de Dalaba, pour remédier à cette carence éducative, a ouvert en 1982 une école maternelle pour accueillir des enfants de 3 à 6 ans, car l'éducation commence dès cet âge. Ce jardin d'enfants, ainsi appelé en Guinée, a été le premier à Dalaba, avant lui aucun n'avait existé.
Depuis cette date, les parents d'élèves, très satisfaits de l'éducation et de l'instruction donnée dans ce jardin d'enfants (les enfants sortis de ce jardin d'enfants étaient les premiers de classe dans le primaire) ont demandé à Soeur Célestine d'ouvrir une école primaire pour un enseignement de qualité.
Le jardin d'enfants et l'école primaire accueillent, grâce à quelques dons d'amis, des enfants pauvres dont les parents ne peuvent pas payer la scolarité afin que le complexe scolaire puisse favoriser des enfants de familles très pauvres.
En effet, vu le contexte économique en Guinée, tributaire du contexte économique mondial où les denrées alimentaires deviennent de plus en plus chères, le premier souci des familles est de trouver de quoi subvenir aux besoins alimentaires des enfants; ce qui interdit à certaines familles, par manque de moyens, d'envoyer leurs enfants à l'école.
classe03



Que coûte le parrainage d'un enfant pour une année scolaire ?

Les frais d'inscription et de scolarité proprement dite reviennent actuellement à :
- 370.000 FG pour l’école primaire ce qui équivaut, à 40 euros.
- 560 000 FG pour le Collège soit 60 euros.

Un reçu fiscal est délivré aux donateurs , ainsi un don de 40 euros coûte en fait moins de 14 euros, un don de 60 euros coûte réellement 20 euros pour les personnes qui paient des impôts sur les revenus.

L’inscription des enfants.

Les enfants bénéficiaires d’un parrainage sont repérés par l’équipe pédagogique qui connaît la situation des familles et peut agir avec tact et discrétion. Sœur Célestine Tchidimbo a travaillé plusieurs années à la promotion des femmes de Dalaba. Elle est au plus près des réalités. Chrétienne dans un milieu très majoritairement musulman, « soussou » c’est-à-dire originaire de la Guinée maritime vivant parmi les peuhls du Fouta Djalon, elle est respectée comme une femme du pays à l’abri des pressions et indépendante. D’autre part, elle insiste bien sur le fait qu’elle accueille les enfants de toute confession.

Le lien entre les parrains, marraines et les écoliers.

D’abord, voici ce qu’il n’est pas possible de faire, c’est écrire ou téléphoner avec les jeunes. La communication avec la Guinée est difficile. Le service postal en dehors de la capitale fonctionne mal. Internet souvent en panne, téléphone incertain et les interlocuteurs peu disponibles car il faut connaître leurs horaires. C’est l’AKGN qui assurera l’intermédiaire . Ensuite, ce qui n’est pas souhaitable : on ne marque pas les fêtes ou les anniversaires, les cadeaux ou les mesures particulières créent des envieux et gênent l’intégration des enfants qui n’ont qu’un souci celui d’être comme les autres, pas plus. Le cadeau, c’est l’instruction qui leur est offerte, c’est le seul cadeau mais il est très important. Ce qui est prévu : un compte rendu au moins annuel sur la vie collective de l’école, les événements, les réussites, les problèmes rencontrés et leurs solutions.
classe01

Ce que nous souhaitons : la sœur Célestine vient en France chaque deux ans, elle passe à Paris, dans la région d’Angers et à Nancy. Nous serions heureux d’inviter les parrains, marraines à la rencontrer.

Faîtes-nous part de vos remarques, donnez-nous vos idées, et merci d’avance.

akgn@akgn.org

AKGN 10 boulevard Charles V 54000 Nancy